

2011-11-01, Charlevoix
Le schéma d’aménagement de la MRC de Charlevoix; Un outil important de connaissance, de planification et de consultation.
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2011-03-08 8 mars 2011 - Journée internationale de la femme
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2011-07-14 Euromab 2011 Une expérience merveilleuse à suivre au fil des mois…
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La première richesse d’un territoire sont les personnes qui l’habitent et celles qui l’ont façonné. Pour réaliser les objectifs d’une Réserve de la biosphère mondiale, ses habitants doivent être ouverts et ses leaders créatifs et respectueux des différences.
Voici donc, 3 groupes de personnalités qui ont façonné le territoire de Charlevoix et le rendent encore aujourd’hui, riche et vivant :
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Personnalités et légendes du passé |
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Patenteux et Artisans de l’actuel |
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Personnalités et légendes du passé
Une collaboration de la Société d’histoire de Charlevoix
Serge Gauthier, président
www.shistoirecharlevoix.com
Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1683-1761)
Un père jésuite considéré comme le premier historien de la Nouvelle-France.
L’origine du régionyme Charlevoix demeure méconnue. À prime abord, il ne semble pas évident de faire le lien entre cette région québécoise et un historien jésuite du nom de Pierre-François-Xavier de Charlevoix qui a vécu de 1683 à 1761. Pourtant, la nomination d’un comté électoral par les autorités gouvernementales a permis ce rapprochement en 1855. En effet, depuis cette date, à peu près sans modification, le territoire allant de la localité de Petite-Rivière-Saint-François à la rivière Saguenay (Baie-Sainte-Catherine) est désigné sous le nom de Charlevoix. Cette nomination gouvernementale rend hommage à l’historien jésuite Charlevoix. Il en ressort toutefois aujourd’hui que la région portant l’appellation de Charlevoix est bien plus connue que le personnage qui lui a donné son nom.
Tout au long de son périple en Amérique septentrionale, le Père Charlevoix écrit des lettres qui racontent son expédition. De retour en France, il rédige son rapport de voyage. Cet ouvrage majeur paraît en 1744 sous le titre Histoire et description de la Nouvelle-France. La plus importante partie de ce document monumental regroupé en trois tomes comprend 36 lettres adressées à la Duchesse de Lesdiguières de Paris et un projet d’Atlas botanique sur les plantes de l’Amérique septentrionale. Cette Histoire de la Nouvelle-France permet au Père Charlevoix de revendiquer le titre de premier historien de ce territoire.
Serge Gauthier
Historien et ethnologue
Président de la Société d’histoire de Charlevoix
La Malbaie, 27 mars 2002
Félix-Antoine Savard (1896-1982). Le père de Menaud
L’écrivain Félix-Antoine Savard s’est inspiré du vécu des gens de l’arrière-pays charlevoisien pour écrire son célèbre ouvrage
L’écrivain Félix-Antoine Savard a publié de nombreux ouvrages littéraires dont voici quelques titres parmi d’autres: l’Abatis, la Minuit, le Barachois, Carnet du soir intérieur. Son livre le plus connu reste toutefois le roman poétique Menaud Maître-draveur. Né à Québec en 1896, Félix-Antoine a fait ses études à Chicoutimi où il est ordonné prêtre en 1923. Il est par la suite vicaire et curé dans des paroisses de Charlevoix, missionnaire-colonisateur en Abitibi, professeur à la faculté des Lettres et co-fondateur des Archives de Folklore de l’Université Laval, retraité à Saint-Joseph-de-la-Rive et à Québec où il meurt en août 1982. Pourtant, malgré une carrière fort remplie, Félix-Antoine Savard ne se détache jamais complètement de son personnage de Menaud. À tel point que ses collèges de l’Université Laval dont particulièrement son ami Luc Lacourcière le surnomment tout simplement Menaud. Félix-Antoine Savard était-il Menaud? Nous ne le savons pas vraiment mais il est possible de raconter comment cet auteur a trouvé ce prénom pittoresque dans l’arrière-pays de Charlevoix.
Jusqu’à ce jour, deux habitants de l’arrière-pays charlevoisien s’imposent comme étant les inspirateurs du personnage de Menaud. Le premier, Onésime Gaudreault est un entrepreneur un peu original. Il possède un moulin à scie à Sainte-Agnès. Il gère aussi durant une courte période un hôtel flottant sur le Lac Nairne, ce qui lui permet de consommer de l’alcool avec ses amis sans risquer de poursuites judiciaires à l’époque de la prohibition. Cet étonnant personnage est nommé par la population locale le "père Menaud". Félix-Antoine Savard ayant trouvé ce sobriquet fort amusant, il décide de l’attribuer au personnage principal de son roman. D’autre part, il se trouve que le fameux Onésime Gaudreault n’a jamais fait de drave de sa vie et ne peut donc inspirer à Savard sa description du grand draveur. Félix-Antoine Savard désigne alors Joseph Boies comme son inspirateur pour le personnage de Menaud. Joseph Boies habite le rang de Mainsal (aujourd’hui situé dans la municipalité de Saint-Aimé-des-Lacs) et s’avère un draveur très habile. Il y a donc deux hommes à l’origine du nom de Menaud: le pittoresque Onésime Gaudreault dit le "père Menaud" et Joseph Boies le grand draveur suscitant l’admiration de l’écrivain Félix-Antoine Savard.
Serge Gauthier
Historien et ethnologue
Président de la Société d’histoire de Charlevoix
La Malbaie, 6 juin 2002
Le légendaire Alexis Lapointe dit le Trotteur (1860-1924)
Mythes et réalités : Cheval du nord, centaure, homme-cheval, autant de surnoms accolés à Alexis Lapointe dit le Trotteur célèbre pour ses courses.
Surnommé le « Cheval du Nord », le « Centaure » ou encore le « Surcheval », Alexis Lapointe est plus familèrement désigné sous le nom du « Trotteur ». Il est né, le 4 juin 1860, à La Malbaie dans Charlevoix, dans un secteur rattaché de nos jours à la ville de Clermont. Il ne demeure pas toute sa vie dans sa région natale et il voyage au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dans la Vallée de la Matapédia et même aux États-Unis. Il est toutefois difficile de démêler le vrai du faux en ce qui concerne ce personnage. Était-il un véritable athlète, un simple amuseur public ou un inadapté social ? Ou tout cela à la fois et bien plus encore! La légende du Trotteur se construit de mythes et de réalités.
Alexis le Trotteur commence tôt à imiter le cheval. Enfant, il fabrique des chevaux de bois et il s’amuse à les faire courir. À l’adolescence, il imite les attitudes du cheval en se fouettant avec une hart et en entreprenant des périples dans Charlevoix. Sa famille accepte mal son comportement original. Alexis quitte le toit paternel à l’âge de 18 ans et mène, le reste de sa vie, une existence nomade.
Le nombre de ses courses contre des chevaux est incalculable. Le plus souvent, ce sont des propriétaires de chevaux qui invitent Alexis à courir contre leurs meilleurs chevaux trotteurs. Alexis l’emporte presque toujours. Il bat entre autres le magnifique trotteur du seigneur Duggan de La Malbaie. Alexis court aussi parfois contre des bateaux: parti en même temps qu’un navire de croisière à Pointe-au-Pic, il est sur le quai de Chicoutimi pour l’accueillir lors de son arrivée. Alexis est aussi capable de bonds prodigieux et il danse des soirées entières sans se fatiguer. Il joue des airs endiablés sur sa grosse harmonica double sans s’essouffler. Il dépasse les trains, les vélos, les autos qui commencent à apparaître au début du 20[e] siècle. Où se trouve la vérité au sujet de ces exploits? La rumeur populaire fait du Trotteur une véritable légende et l’exagération se pointe très vite dans les récits racontant les exploits d’Alexis Lapointe.
Serge Gauthier
Historien et ethnologue
Président de la Société d’histoire de Charlevoix
La Malbaie, 27 mars 2002
Sir Rodolphe Forget (1861-1919). Financier retors ou villégiateur mécène ?
L’héritage de Rodolphe Forget (1861-1919) ne fait pas l’unanimité.
À la fin du XIXe siècle, le financier canadien-français Rodolphe Forget s’est taillé une place importante dans le monde des affaires alors largement dominé par les Anglo-canadiens. Il s’agit d’un personnage audacieux, spontané, controversé… Il contrôle en compagnie de son oncle Louis-Joseph de multiples conseils d’administration d’entreprises et notamment celui de la Montreal Light, Heat and Power dont le monopole de l’électricité à Montréal n’est pas sans susciter certaine opposition. Toutefois, ce villégiateur-mécène a joué un rôle important dans la modernisation économique de Charlevoix en amenant le chemin de fer dans la région, l’usine de pâte à papier à Clermont et le Manoir Richelieu. Il se fait construire une résidence d’été à Saint-Irénée en 1901 et devient député fédéral du comté de Charlevoix de 1904 à 1917. Alors, Rodolphe Forget : financier retors ou villégiateur-mécène?
Rodolphe Forget connaît bien la région de Charlevoix. En 1901, il se fait ériger une résidence d’été à Saint-Irénée qu’il nomme Gil’Mont. La villégiature est également un moyen privilégié d’élaborer des contacts d’affaires puisque Charlevoix est alors un site intéressant où se regroupent de nombreux hommes d’affaires surtout anglophones en vacance à leurs villas sur le boulevard des Falaises à Pointe-au-Pic. Il aide au développement de l’industrie touristique. En 1894, son oncle et un groupe d’affaires prennent le contrôle de la Richelieu & Ontario Navigation Company dont la flotte de luxueux navires effectue la Croisière du Saguenay. Rodolphe Forget entre au conseil d’administration de l’entreprise. En 1899, la Richelieu & Ontario débute la construction du Manoir Richelieu dans le secteur de Pointe-au-Pic. En 1904, Rodolphe Forget devient président de l’entreprise.
C’est dans Charlevoix que Forget offre sa candidature aux élections fédérales de 1904 sous la bannière conservatrice. Il ne cache pas sa volonté de servir ses propres intérêts économiques d’abord et avant tout. Rodolphe Forget et son oncle désirent jouir d’une influence politique et mènent le projet de s’emparer de La Presse, journal libéral critiquant le monopole de la Montreal Light, Heat and Power. Le projet avorte, mais le scandale fait la une des journaux montréalais. Par chance, les électeurs de Charlevoix ne sont pas vraiment au courant de cette histoire montréalaise… L’adversaire de Forget à l’élection de 1904 est le libéral Charles Angers. Olivar Asselin participe alors activement à la campagne aux côtés de ce dernier. Cinglant, il résume sa vision du candidat Forget: «Combien le comté, messieurs ? Je vous achète ! J’ai besoin de vous pour MES AFFAIRES ! J’ai encore des compagnies à lancer, des monopoles à créer, des rivaux à étrangler, des moutons à tondre, des yeux à faire pleurer, des bourses à vider. La législature de Québec est à ma merci, mais Ottawa résiste […]». Il multiplie les cadeaux aux curés, fait venir Mgr Bruchesi par bateau à Saint-Irénée… Il l’emporte de justesse par moins de 100 voix. Forget demeure député de Charlevoix jusqu’en 1917 mais ne devient jamais ministre. L’une de ses promesses électorales de 1904 est la construction d’une ligne de chemin de fer de Saint-Joachim à La Malbaie, projet qu’il mène à terme.
Christian Harvey
Historien
Société d'histoire de Charlevoix
La Malbaie, 27 mars 2002
La légende de la Grande Catherine de Baie-Sainte-Catherine
Femme forte, fondatrice du village, ou imagination populaire ???
Rien ne prouve l’existence de la grande Catherine. Ni papier, ni document officiel. Seule en parle, la tradition populaire des gens de Baie-Sainte-Catherine. Mais, si les historiens tiennent peu compte de son existence, les gens du lieu s’amusent encore à considérer Catherine Chamberlain comme une des fondatrices de leur localité et l’histoire continue d’être racontée aux visiteurs nombreux qui séjournent dans le beau village touristique de Baie-Sainte-Catherine.
La légende décrit la Grande Catherine comme étant une femme de plus six pieds à la forte carrure. Ses manières avaient tout de celle d’un homme et elle en revêtait parfois les habits. C’est ainsi que Catherine Chamberlain vint d’Angleterre autour de 1850 déguisée en homme, à bord d’un navire où elle servait comme matelot . Il paraît même que la Grande Catherine portait alors une moustache ce qui rendait son allure masculine fort crédible et personne ne remarqua que c’était une femme tout au long du voyage. La Grande Catherine, sans que la raison en soit connue, se fit débarquer dans le secteur de Saint-Siméon soit à Port-aux-Quilles. Reprenant son identité féminine, la Grande Catherine épouse un monsieur Foster de la région mais le mariage ne dure pas longtemps.
Catherine Chamberlain se fixe plutôt dans le secteur de Baie-Sainte-Catherine, où elle décide de tenir un hôtel avec pension. Le lien n’avait rien de recommandable. L’hôtel est surtout fréquenté par les nombreux bûcherons du secteur travaillant notamment pour la Compagnie Price. Ces hommes consommaient de grandes quantités d’alcool à l’hôtel de la grande Catherine. Par la suite, la forte dame les gardaient pour la nuit sans craindre leur colère ou leur force physique car la légende raconte "qu’elle était bien plus forte qu’un homme."
Serge Gauthier
Historien et ethnologue
Président de la Société d’histoire de Charlevoix
La Malbaie, 7 août 2002
Le magnétiseur de Sainte-Agnès
Une correspondance bien spéciale du curé de Saint-Agnès en 1850...
La consultation des archives paroissiales apporte quelquefois des découvertes surprenantes comme c’est le cas d’une correspondance datée de 1850 entre le curé de Sainte-Agnès et l’Évêque de Québec. Le curé de Sainte-Agnès fait alors état de son inquiétude face aux agissements d’un magnétiseur du nom de Louis Larouche habitant cette paroisse. Selon la lettre manuscrite du curé, Louis Larouche cherche à utiliser le magnétisme afin de trouver un trésor en argent afin de payer ses dettes car "il est fort mal dans ses affaires".
Louis Larouche réussit même à intéresser quelques paroissiens à sa pratique et il se rend avec eux sur le cap aux Corbeaux à Baie-Saint-Paul afin de trouver un trésor caché. Le cérémonial utilisé par Louis Larouche en vue de trouver ce trésor est raconté par le curé de manière très descriptive: "Rendu sur la place, le magnétisé leur indique où est le trésor imaginaire: 12 pieds du côté des premières failles...à 12 pieds sous terre et pour réussir à extraire ce trésor ils devaient creuser en cercle autour du coffre pour boucher tout passage à l’esprit malin."
Serge Gauthier
Historien et ethnologue
Président de la Société d’histoire de Charlevoix
Notre-Dame-des-Monts, 30 septembre 2002

Patenteux et Artisans de l’actuel
Une collaboration d’Émélie Bernier de l’Hebdo Charlevoisien
Émélie Bernier est journaliste et pigiste, notamment pour le compte de l’Hebdo Charlevoisien. Au fil des mois, elle a rencontré bon nombre de personnalités méconnues qui travaillent fort à créer des objets pratiques, insolites et parfois des œuvres merveilleusement inutiles…
Voici donc, un aperçu très sommaire des patenteux et artisans de Charlevoix; une série à compléter...
Jean Claude Bradet
Patenteux de Saint-Urbain
Ernest Villeneuve
Patenteux de Pointe-au-Pic
Normand Simard
Patenteux de Les Éboulements
Robert Gaudreault
Patenteux de Saint-Aimé-des-Lacs
Daniel Fortin
Patenteux de La Malbaie

Une complicité avec les résidents et photographes de la région de Charlevoix. Cette section, toujours en évolution, présente, sans aucun ordre, des femmes et des hommes qui habitent le territoire de la Réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix. Elle se veut d’une grande simplicité et très visuelle, vous pouvez en tout temps présenter vos photos au photo@biospherecharlevoix.com et elles seront publiées dans les jours qui suivront, à moins qu’elles ne respectent pas des critères minimum de qualité et de respect des personnes.
![]() Crédit photo : Claude Letarte Yves Capitaine Saint-Irénée | ![]() Crédit photo : Claude Letarte Josée Boulangère La Malbaie | ![]() Crédit photo : Claude Letarte Gilles Soudeur Isle-aux-Coudres | |||
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![]() Crédit photo : Claude Letarte Janot Artisan forgeron Saint-Irénée | ![]() Crédit photo : Claude Letarte Paul Traducteur Baie St-Paul | ![]() Crédit photo : Claude Letarte Kathleen Aubergiste Saint-Irénée | |||
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![]() Crédit photo : Claude Letarte Pierre Spéléologue amateur Pointe-au-Pic | |||||